Micronutrition : ce que c'est, et en quoi c'est différent d'un régime

3 septembre 2026Centre de Nutrition Berdoz

Le mot circule beaucoup et désigne des choses très différentes selon qui l'emploie. Voici ce qu'il recouvre dans notre pratique, à Saint-Sulpice.

Deux niveaux de lecture de l'assiette

La nutrition classique s'intéresse aux macronutriments : protéines, glucides, lipides. Ce sont les briques et le carburant, et ils se comptent en grammes et en calories.

La micronutrition s'intéresse aux micronutriments : vitamines, minéraux, oligo-éléments, acides gras essentiels, acides aminés, polyphénols. Ils ne fournissent pratiquement pas d'énergie. Ils permettent de l'utiliser.

La comparaison qui parle le mieux : les macronutriments sont l'essence, les micronutriments sont l'huile, les bougies et le filtre. Un moteur avec un plein complet et sans huile ne roule pas mieux qu'un moteur vide.

Ce que ça change en pratique

Un accompagnement en micronutrition ne commence pas par « ce que vous devez arrêter de manger ». Il commence par une question différente : pourquoi votre organisme ne fait-il pas ce qu'il devrait faire ?

Une personne épuisée malgré huit heures de sommeil, une digestion difficile malgré une alimentation soignée, une immunité qui décroche chaque hiver : ce ne sont pas des problèmes de quantité. Ce sont des problèmes de fonctionnement.

Pourquoi le bilan biologique

C'est la différence la plus concrète avec un conseil général. Sans mesure, on couvre large et on espère. Avec des analyses — sanguines, urinaires, de selles ou salivaires selon la question — on voit où se situe réellement le déséquilibre.

Cela évite deux erreurs symétriques : supplémenter ce qui ne manque pas, et passer à côté de ce qui manque vraiment. Un exemple courant : une ferritine basse chez quelqu'un dont l'hémoglobine est normale. Le bilan standard ne la signale pas ; elle explique pourtant la fatigue.

La nutrition reste la moitié du travail

C'est un point sur lequel nous insistons, parce qu'il est souvent mal compris : la micronutrition ne remplace pas l'alimentation. Dans notre pratique, l'assiette représente environ la moitié du résultat.

Des gélules ne compensent pas durablement une alimentation déséquilibrée. Et une alimentation excellente ne corrige pas toujours seule une carence installée ou un terrain particulier. Les meilleurs résultats viennent des deux ensemble.

Ce que la micronutrition n'est pas

Elle ne traite pas de maladie et ne remplace aucun traitement médical. Elle ne se substitue pas au diagnostic. Elle travaille sur un terrain, en complément de la médecine, jamais contre elle — et nous orientons vers le médecin chaque fois que la situation le demande.

Elle n'est pas non plus un catalogue de compléments. Un protocole utile est court, ciblé, et se réduit avec le temps. Une liste de douze produits est presque toujours le signe qu'on n'a pas cherché la cause.

Comment ça se passe chez nous

Une première consultation d'une heure au cabinet de Saint-Sulpice, près de Lausanne, ou en visioconférence : histoire, habitudes, antécédents. Puis, si c'est pertinent, un bilan biologique. Ensuite un protocole personnalisé, des recommandations nutritionnelles, et un point de situation deux à trois mois plus tard pour ajuster.

Le détail du parcours est décrit sur la page Consultations. Claude Berdoz est agréée ASCA : selon votre assurance complémentaire, une partie des consultations réalisées avec elle peut être remboursée.

Cet article a une vocation d'information générale. Il ne remplace pas un avis médical.

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