Devant un rayon de probiotiques, la plupart des gens comparent deux chiffres : le nombre de milliards et le prix. C'est le réflexe le plus naturel, et c'est aussi celui qui informe le moins.
Le nombre de milliards ne dit presque rien
Une quantité de ferments a du sens uniquement rapportée à une souche précise et à une situation précise. Dix milliards d'une souche étudiée sur le confort digestif ne remplacent pas un milliard d'une souche étudiée sur autre chose. Ce sont des organismes différents, qui ne se comportent pas de la même manière.
Comparer deux boîtes par leur nombre de milliards revient à choisir un médicament au poids du comprimé.
Ce que veulent dire les codes
Sur les boîtes sérieuses, chaque souche est identifiée par trois niveaux : le genre, l'espèce, et le code de souche. Lactobacillus est le genre. Lactobacillus rhamnosus est l'espèce. Lactobacillus rhamnosus LA801 est la souche — c'est-à-dire l'organisme réellement identifié, déposé, et sur lequel des travaux existent.
C'est la raison pour laquelle les références PiLeJe portent ces codes : LA201, LA304, LA401. Une boîte qui annonce seulement « lactobacilles » sans identifier ses souches ne vous donne pas les moyens de savoir ce que vous achetez.
L'ordre compte autant que le produit
C'est le point que nous répétons le plus souvent en consultation, et celui qui change le plus de choses.
Sur une muqueuse intestinale irritée, ensemencer avant d'avoir réparé revient à semer sur du béton. Les ferments arrivent dans un milieu qui ne leur permet pas de s'installer, et l'on conclut au bout de trois semaines que « les probiotiques ne marchent pas ».
Dans la pratique, la séquence qui fonctionne est presque toujours la même : on regarde d'abord la digestion haute — acidité gastrique, sécrétion enzymatique — puis l'état de la muqueuse, et les ferments viennent ensuite. Cela demande quelques semaines de plus au départ, et cela évite des mois d'essais sans résultat.
Après un antibiotique
C'est la situation où la question se pose le plus fréquemment. Un traitement antibiotique modifie durablement la composition du microbiote, et l'accompagnement pendant le traitement, pas seulement après, a du sens.
Certaines souches ont été sélectionnées précisément pour cette période — c'est l'objet de références comme Lactibiane ATB-Protect. Le principe est de soutenir le terrain pendant que le traitement fait son travail, sans interférer avec lui.
Combien de temps
Une cure de deux semaines ne dit rien. Comptez au minimum un à deux mois pour observer quelque chose de stable, et un accompagnement plus long lorsque le terrain est ancien.
Une règle simple, valable pour tout : une seule chose à la fois. Trois compléments commencés le même jour, on ne sait plus lequel agit — ni lequel provoque l'inconfort si inconfort il y a.
Ce qu'un ferment ne fait pas
Un probiotique ne traite pas une maladie. Il agit sur un terrain, ce qui est différent, et cela demande de la durée. En cas de douleurs abdominales persistantes, de sang dans les selles, de perte de poids inexpliquée, la première étape est médicale, pas nutritionnelle.
Notre sélection de souches documentées se trouve dans Microbiote et intestin, et les formules de confort digestif dans Digestion et confort digestif. Si vous hésitez, écrivez-nous : c'est le cabinet qui répond.
Cet article a une vocation d'information générale. Il ne remplace pas un avis médical.