Diététicien, nutritionniste, nutrithérapeute : qui fait quoi en Suisse romande

3. September 2026Centre de Nutrition Berdoz

C'est une confusion très répandue, et elle est légitime : les trois mots circulent, ils se ressemblent, et ils ne désignent pas la même chose. Voici de quoi s'y retrouver avant de prendre rendez-vous.

Diététicien ou diététicienne

C'est un titre de profession de la santé réglementée en Suisse. Il correspond à une formation de niveau haute école spécialisée, et l'exercice est encadré. Les diététiciens interviennent notamment sur prescription médicale, dans le cadre de pathologies avérées : diabète, insuffisance rénale, troubles du comportement alimentaire, suites chirurgicales, dénutrition.

Sur prescription et selon les conditions, une partie de leurs prestations peut relever de l'assurance de base. C'est la voie à privilégier lorsqu'une pathologie est diagnostiquée et qu'un suivi diététique est prescrit.

Nutritionniste

C'est le terme le plus flou des trois, parce qu'il n'est pas protégé de la même façon. Il peut désigner un médecin ayant une formation complémentaire en nutrition — on parle alors de médecin nutritionniste — comme un praticien issu d'une formation privée.

Conséquence pratique : le mot seul ne renseigne pas. Il faut regarder la formation effective de la personne, et non l'étiquette.

Nutrithérapeute

Le nutrithérapeute travaille sur le terrain plutôt que sur la maladie. Sa démarche s'appuie sur la micronutrition : évaluer, souvent à l'aide d'analyses biologiques, les déséquilibres en vitamines, minéraux, acides gras, microbiote — puis proposer des ajustements alimentaires et, si nécessaire, une supplémentation ciblée.

Ce n'est pas une profession médicale, et c'est important de le dire : un nutrithérapeute ne pose pas de diagnostic et ne remplace aucun traitement. Il travaille en complément de la médecine, et oriente vers le médecin dès que la situation le demande.

Le rôle de l'agrément ASCA

En Suisse, la plupart des thérapies complémentaires ne relèvent pas de l'assurance de base mais des assurances complémentaires. Les caisses s'appuient sur des registres de reconnaissance, dont l'ASCA fait partie.

Concrètement : si le praticien est agréé ASCA et que votre complémentaire couvre ce type de prestation, une partie des consultations peut être remboursée. Deux conditions donc, et la seconde dépend entièrement de votre contrat. Le remboursement n'est jamais automatique, et il vaut mieux vérifier auprès de sa caisse avant le premier rendez-vous.

Comment choisir selon votre situation

Si vous avez une pathologie diagnostiquée et une prescription médicale, le diététicien est la voie logique.

Si vous cherchez à comprendre pourquoi quelque chose ne fonctionne pas — fatigue durable, digestion difficile, immunité fragile — alors qu'aucun diagnostic n'a été posé, l'approche micronutritionnelle a du sens, parce qu'elle mesure et cible plutôt qu'elle ne généralise.

Et si des signes d'alerte existent — perte de poids inexpliquée, douleurs persistantes, fièvre, sang dans les selles — la première étape est médicale, dans tous les cas.

Au Centre de Nutrition Berdoz

Claude et Corie Berdoz reçoivent au cabinet de Saint-Sulpice (VD), près de Lausanne, et en visioconférence. Elles proposent le même accompagnement et les mêmes prestations. La seule différence porte sur l'agrément : Claude Berdoz est agréée ASCA, Corie Berdoz ne l'est pas. Vous choisissez librement avec laquelle des deux vous souhaitez travailler.

Le déroulement complet est décrit sur la page Consultations, et les rendez-vous se prennent en ligne.

Cet article a une vocation d'information générale. Il ne remplace pas un avis médical.

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