Immunité et hiver en Suisse : ce qui compte, dans l'ordre

3. September 2026Centre de Nutrition Berdoz

Chaque automne, la même question revient : que prendre pour passer l'hiver. La réponse tient en deux nutriments pour le socle, et en quelques compléments de circonstance pour le reste. L'ordre compte.

Le socle : deux nutriments

La vitamine D arrive en premier, pour une raison de latitude que nous avons détaillée dans cet article : d'octobre à mars, la peau n'en fabrique plus sous nos latitudes. Elle contribue au fonctionnement normal du système immunitaire, et la période où les réserves sont au plus bas est précisément celle où la circulation virale est la plus forte.

Le zinc vient ensuite. Il contribue au fonctionnement normal du système immunitaire et à la protection des cellules contre le stress oxydatif. Les apports alimentaires sont souvent justes chez les personnes qui mangent peu de produits animaux, et l'absorption est freinée par les phytates des céréales complètes et des légumineuses — un point rarement mentionné.

Ces deux-là se prennent en fond, sur la saison. Pas trois jours.

Ce qui vient ensuite, et quand

La vitamine C contribue au fonctionnement normal du système immunitaire et à la réduction de la fatigue. Sa limite est l'absorption : au-delà d'une certaine dose, l'excédent est éliminé. Les formes liposomées visent précisément à contourner cette saturation.

La quercétine, un flavonoïde présent dans l'oignon et la câpre, s'utilise en phytothérapie sur les terrains réactifs. Les formes phytosomées améliorent nettement son assimilation, qui est faible à l'état brut.

La propolis, résine que les abeilles récoltent sur les bourgeons et les conifères, fait partie des produits de la ruche utilisés traditionnellement à cette saison.

Le moment, plus que le produit

C'est l'erreur la plus fréquente : commencer au troisième jour de rhume. Ces compléments se placent en anticipation, au moment où l'exposition augmente — rentrée scolaire, reprise des transports, voyages, périodes de surcharge de travail, veille de fêtes de famille.

Un terrain se prépare. Il ne se rattrape pas en urgence.

Chez l'enfant

La question n'est pas « quel complément » mais « à quel âge ». La vitamine D est le seul apport que nous recommandons de manière systématique d'octobre à mars, parce qu'elle est nécessaire à une croissance et à un développement osseux normaux. Pour le reste, on cible : microbiote après un antibiotique, fer ou zinc en cas de fatigue documentée. Rien « au cas où ».

Ce qui pèse autant que les gélules

Il serait malhonnête de ne parler que de compléments. Trois choses influencent l'immunité au moins autant, et elles sont gratuites.

Le sommeil d'abord : c'est pendant la nuit que se joue une grande part de la régulation immunitaire. Le microbiote intestinal ensuite, qui héberge une part majeure des cellules immunitaires — d'où l'intérêt de traiter la digestion avant tout le reste. Et l'activité physique régulière, d'intensité modérée.

Aucun complément ne rattrape trois semaines de nuits courtes.

Quand consulter

Des infections à répétition, une fièvre qui dure, une fatigue qui s'installe malgré le repos : ce sont des situations médicales, pas nutritionnelles. La micronutrition accompagne un terrain ; elle ne remplace pas un avis médical.

Notre sélection de saison se trouve dans Immunité et défenses naturelles et Vitamine D et hiver.

Cet article a une vocation d'information générale. Il ne remplace pas un avis médical.

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